Quand les déchets deviennent fashion – 3 tendances qui donnent espoir

La planète nous tient à cœur, mais notre style aussi. Quand on apprend l’impact de l’industrie de la mode sur l’environnement, le cœur nous déchire. Heureusement, certaines marques avec le même dilemme moral se sont mises à chercher des solutions, et certaines d’entre elles nous donnent vraiment espoir pour l’avenir. 

Parce que oui magasiner du seconde main c’est génial, mais tu peux également te procurer des produits éco-responsables neufs chez ces entreprises qui ont à cœur le changement et une mode plus durable. De Frank and Oak à Hermès, on a déniché les dernières trouvailles qui feront de toi un acheteur responsable et engagé

 

Créer du beau avec du laid – L’art et les bijoux du futur

 

Avec environ 5,4 millions de tonnes de déchets produits par an au Québec, les entreprises aux idées nouvelles ont saisi les opportunités d’innover afin de donner une seconde vie à ces produits en fin de vie. Les matériaux. L’éthique. La mission. Toute l’industrie se pose des questions sur comment ne plus faire JUSTE des beaux articles, mais partager aussi une histoire positive et un message d’avenir, de manière à permettre l’expression de soi en polluant le moins possible. 

C’est la mission que se sont données les créatrices de Cinderella Garbage en vitrifiant les déchets de manière à remplacer le carbone et à produire des pierres précieuses uniques et responsables. Ok, mais qu’est-ce que ça mange en hiver? Des tonnes de déchets sont récupérés et compressés pour former des pierres précieuses, tout ça pour diminuer les déchets à l’enfouissement et leur donner une seconde vie.

C’est une réussite, car le résultat donne des bijoux abordables, chics et responsables! On craque pour la bague cendrillon 4ct ou encore le cinderella pendant. Bonus : Tu pourras dire à tout le monde que tu portes fièrement des déchets à ton cou ou à ton doigt. C’est parfait pour lancer une conversation en file d’attente. 

 

 

Ocean Sole, entreprise sociale basée au Kenya, a également saisi l’opportunité de revaloriser les gougounes en plastique jetées. Parce qu’à partir des déchets, on peut créer des pierres précieuses, mais on peut aussi créer d’autres formes d’art comme des sculptures. En 2019, l’entreprise avait récupéré 700,000 gougounes, permettant de concevoir des créations uniques et originales. À chaque 20$ dépensé, Ocean Sole upcycle 146 livres de déchets. Ce n’est pas rien! Pour ceux qui rêvent d’un safari (mais Covid l’empêche), on conseille la medium Giraffe flip flop sculpture, colorée et abordable! 

 

Le cuir animal détrôné par le cuir végétal 

 

Eh oui, tu as bien entendu, fini les sacs ou les chaussures en cuir de vache, on dit désormais bonjour au cuir végétal. Avec un esthétisme proche du cuir animal, le cuir d’ananas, aussi appelé Piñatex ou encore le cuir de champignons, sont les matières éco-responsables qui gagnent en importance. 

Avec l’ascension des documentaires qui nous montrent le côté sombre de l’élevage d’animaux bovins, beaucoup diminuent leur consommation de viande ou deviennent carrément végétariens ou végétaliens. Si le premier réflexe est de penser aux hamburgers, on ne doit pas négliger non plus la place de la mode.

La grande maison Hermès fait le saut avec sa nouvelle création: le sac Victoria, fait en alter-cuir de champignons en collaboration avec MycoWorks. L’objectif? Trouver des alternatives durables à partir de résidus de la production agricole. Et hop, un pas vers l’avenir pour ces maisons de haute couture.

Avec la même idée de favoriser l’économie circulaire, la jeune marque québécoise Bégo nous invite également à repenser notre consommation en proposant des chaussures et accessoires végétaliens et durables faits à partir de cuir d’ananas. Un pantalon XXL, un blazer et les bottines SOFI, c’est la combinaison parfaite!

 

 

De l’utile à l’agréable: quoi de nouveau pour le textile? 

 

Et si on pouvait fabriquer des tissus confortables à partir des petits rejets de nos sociétés? La boutique Arielle a su relever le défi en proposant des articles en textile de lait recyclé. Oui, oui, tu as bien compris, à partir de lait. Il est fermenté pour être ensuite transformé en un tissu soyeux et biodégradable. En plus de proposer des vêtements adorables, comme la Milk Sleep Dress, la compagnie invite les clients à redonner une seconde vie à leurs vêtements  Arielle via REBORN afin de favoriser le seconde main.

 

Comme à son habitude, Frank and Oak se surpasse en proposant un éventail de fibres recyclées. Après le polyester, le nylon ou encore la laine de yack, l’entreprise innove en proposant des cardigans faits en seawool, soit du polyester recyclé et du composite de coquille d’huître. Un coup de cœur, comme toujours! 

 

C’est ensuite au tour de l’irano-canadienne Roya Aghighi avec Biogarmentry de proposer des vêtements capables d’absorber le CO2 grâce à des organismes vivants intégrés dans le textile. En gros, c’est comme si ton manteau devenait une sorte d’arbre qui absorbe le CO2. Incroyable, mais vrai!

Et sinon? La chercheuse de Montréal, Vanessa Mardirossian, qui a auparavant travaillé pour de grandes maisons parisiennes telles que Chanel, Givenchy ou encore Lacroix, innove à sa manière en fabriquant des teintures textiles faites à partir de rebuts alimentaires et de bactéries. Elle a d’ailleurs proposé des imprimés pour Lacroix à partir de coquilles d’oeufs, c’est assez impressionnant!

***

Alors, qu’est-ce qui t’a le plus surpris?